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« Informalité, migrations et « urbanisme temporaire » » , S.Jacquot et M.Morelle

Revue Urbanités, mars 2018.

Cet article introduit un dossier sur les liens entre informalité, migrations et urbanisme. Il souhaite discuter des reconfigurations de l’action publique en ville aux prises avec l’informalité, dans le contexte spécifique des politiques migratoires contemporaines française et européenne. Depuis plusieurs années, en Europe, le long des routes migratoires, des villes deviennent des étapes où vivent et survivent des centaines, parfois des milliers de migrants dans la rue ou dans des campements informels. Cette présence entraîne des déclarations et des actions des pouvoirs municipaux, d’acteurs associatifs et de collectifs citoyens, au-delà des seules stratégies étatiques.

 

Crédit photo: Sophie Garcia, 2016.

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« Sous les pavés, le carburateur! La mécanique de rue en débats »

Débat avec la participation de Marie Morelle et Sébastien Jacquot, le 10 avril 2018  à l’ENSA Paris Val de Seine, 75013 Paris Amphi 180 (18h30-20h30).

Mécanique « sauvage », informelle, mécanique de rue… Largement méconnue, cette activité se déploie pourtant dorénavant dans de nombreux quartiers populaires en France. Faut-il comme certains pouvoirs publics le suggèrent, éradiquer la mécanique de rue ou faut-il reconnaître cette activité dans ses dimensions économiques et spatiales ?

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« Fantômes, revenants et transformations de Jakarta », Jérôme Tadié

Conférence à l’Institut français de Jakarta, le 21 mars 2018, 17.30.

Résumé

En quoi les fantômes sont-ils révélateurs de la société jakartanaise ? Cette conférence pose la question de la signification des apparitions de défuntes et défunts, mais aussi, dans un contexte où leur existence est admise de tous, de la manière dont ils modèlent l’espace urbain actuel. Ils représentent des charnières entre plusieurs temporalités (le passé et le présent) et formes de mondes (visible et invisible, mort et vie, etc.), qui en font des acteurs de l’espace urbain à part entière. Ce sont ainsi des marqueurs de mémoires souvent oubliées. Partant des récits de fantômes les plus connus, pour étudier les plus locaux et les plus ordinaires à l’échelle d’un quartier, on s’intéressera à la manière dont ils reflètent les relations entre les citadins et leur environnement spatial, temporel et physique. Une ville invisible est ainsi en étroite relation avec le Jakarta visible.

Pour plus d’informations, voir ici.

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« Géographies des fantômes » – appel à articles pour Géographie et cultures

Appel à contributions pour le numéro spécial de la revue Géographie et cultures consacré aux fantômes (coord. Francine Barthe-Deloizy, Marie Bonte, Zara Fournier et Jérôme Tadié). Les textes (entre 35 000 et 50 000 signes) sont à soumettre à la rédaction de la revue (gc@openedition.org) pour le 15 novembre 2017. Une déclaration d’intention (titre et petit texte) est également demandée auparavant.

Les informations et consignes aux auteurs sont disponibles à cette adresse : http://calenda.org/404698

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Jakarta Leaders

« En quête de leaders locaux à Jakarta – regards croisés depuis Johannesburg », C.Bénit-Gbaffou et J.Tadié.

Article publié dans L’Espace politique, no 30, décembre 2016.

 

Résumé :

Cet article part de débats animés, engagés entre deux géographes intéressés par la ville et le politique, pour définir les contours du concept d’informel politique, notamment sur la question de la place de l’Etat, de ses règles et pratiques dans le façonnement des jeux de pouvoirs en milieu urbain. Leur entrée, fondée sur la discussion de l’objet de recherche de Claire à Johannesburg, remobilise un terrain plus ancien de Jérôme à Jakarta. Ils partent de la recherche des figures du leadership de quartier à Jakarta, comme révélateur de pratiques politiques locales mais aussi de contextes urbains, politiques et institutionnels. Le dialogue montre un processus de construction intellectuelle où les concepts sont éminemment liés aux contextes de terrain qu’ils servent à décrypter, et construits de manière itérative et dialogique. Il se conclut sur une définition opératoire du concept d’« informel politique », mais aussi, pour chacun des interlocuteurs, par une relecture de leur propre terrain, face à celui de l’autre.

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Confins Inverses

Dossier « Espaces urbains et informalité politique au Brésil », revue Confins.

Ce dossier porté par Nicolas Bautès, Marie Morelle et Gabriel de Santis Feltran fait suite à des journées d’étude organisées à Paris en mai 2014 pour poser les bases d’un dialogue entre une dizaine de chercheurs, français et brésiliens, engagés dans l’étude de l’exercice du pouvoir en ville. L’objectif est comprendre comment, dans nos différents espaces d’étude, se forment, se maintiennent, s’articulent ou s’opposent une pluralité de pouvoirs et leurs effets dans la production et le contrôle des villes et de leurs populations.  En écho aux travaux d’Inverses, il sait de se décentrer de l’analyse des politiques urbaines depuis leur cadre formel pour saisir le politique dans des arènes informelles et dans ses relations avec des formes institutionnalisées de gouvernement.
Plus précisément, ce dossier souhaite rendre accessible à un public francophone des articles d’anthropologues et de sociologues brésiliens sur les formes contemporaines de gouvernement des villes du Brésil. Tout en donnant la priorité à des écrits récents de chercheurs travaillant à titre principal à São Paulo et à Rio de Janeiro, ce dossier esquisse une généalogie partielle de la pensée urbaine au Brésil, en publiant, en français, deux des articles fondateurs de Luis Antonio Machado da Silva et de Michel Misse.

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Garages

« Mécanique « de rue » en banlieue parisienne : régulations politiques et justifications », S.Jacquot et M.Morelle

Communication au colloque international  » Le changement urbain : stratégies entrepreneuriales, pratiques citadines et régulations politiques. Regards croisés Paris-Europe « , 19-21 janvier 2017, Paris.

 

Cette communication vise à analyser, dans un territoire de la banlieue parisienne désindustrialisée et en cours de rénovation, la présence et les conditions du maintien d’activités de service informelles, à destination de clientèles populaires. Nous traiterons principalement de la mécanique et réparation automobile « de rue . Cette activité croise de façon importante le fait migratoire, tant par la provenance de leurs auteurs que par l’origine des clients.

Nous souhaitons rendre compte de l’ancrage territorial de ces activités économiques informelles et de leur articulation à d’autres activités commerciales légales. Nous voulons également discuter des régulations publiques et privées auxquelles elles donnent lieu, de la tolérance tacite et précaire à des politiques publiques de formalisation ou d’éviction, dans un contexte de régénération urbaine. Dans ces régulations il s’agit aussi de considérer les formes d’organisation déployées par les auteurs de ces activités et le rapport qu’ils entretiennent avec la règle de droit.

Cette analyse, menée tant sur le plan des pratiques entrepreneuriales que politiques, veut discuter in fine des registres de justification en présence, déployés tant dans les politiques de régulation que par les praticiens. Cette question des justifications ouvre la voie à une discussion sur les normes en présence. Nous souhaitons étudier non seulement la régulation/régularisation des activités commerciales informelles à destination de clientèles populaires et en grande partie issues de parcours migratoires, mais aussi comprendre les économies morales qui en découlent.

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ainformalite-politiquec

Parution du no 29 de l’Espace politique : « Informalité politique, pouvoirs et envers des espaces urbains »

sous la direction de S.Jacquot, A.Sierra et J.Tadié

Table des matières et liens vers les articles :

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Jatinegara

Journée d’études « Villes dans le noir », 12 octobre 2016, université Paris-Diderot

De 9h à 18h, bâtiment Olympe de Gouges, université Paris-Diderot, 8, place Paul-Ricoeur – 75013 Paris

Lien vers le programme (pdf)

Organisée par le Groupe ville de l’Urmis et l’axe Production, politiques et pratiques de la ville du Cessma.

 

Programme

9h :      Accueil et introduction

Acteurs et ambiances nocturnes (discutant : Nicolas Puig)

9h30 :       Didier Nativel, « Réflexions sur les ambiances nocturnes de villes coloniales d’Afrique subsaharienne »

10h00 :     Habib Belaïd, « Pratiques festives nocturnes à Tunis à l’époque coloniale »

10h30 :     Thomas Fouquet, « La nuit urbaine, une ‘troisième aire’ citadine ? Quelques hypothèses sur la nocturnité à Dakar »

11h00 : pause

11h30 :     Risa Permanadeli, Jérôme Tadié, « Des citoyens invisibles dans l’aménagement de Jakarta : Fantômes et occupation des espaces nocturnes de la ville. »

12h00 :     Chantal Chanson-Jabeur, « Une ville sous couvre-feu : l’exemple de Tunis (de 1930 à 2016) »

12h30 :     Synthèse et discussion

13h-14h30 : Déjeuner

Gérer l’obscurité (discutante : Monique Bertrand)

14h30 :     Odile Goerg, « ‘The present lights in the streets […] only served to intensify the darkness’ : éclairage, municipalités et citadins au tournant du XXème s., Freetown-Conakry ».

15h00 :     Rémi Desmoulière, « Territorialités nocturnes des transports en commun dans l’agglomération de Jakarta »

15h30 :     Francesca Pilo’, « Pannes électriques et divisions de l’espace urbain à Rio de Janeiro: une lecture politique »

16h00 : Pause

16h30 :     Robert Ziavoula, « Fiat lux, et l’obscurité vint. L’éclairage public comme métaphore politique à Brazzaville »

17h00 :     Kali Argyriadis (Urmis, IRD) : « De apagones y alumbrones : expériences, usages et mémoires des coupures d’électricité à La Havane » »

17h30 :   Synthèse et clôture de la journée

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Rio de Janeiro

Restitution des travaux du programme « Gouvernement urbain et illégalisme », 12 juillet 2016

Partant de recherches conduites dans plusieurs contextes urbains (périphéries de Paris, de Sao Paulo et de Rio de Janeiro), le programme regroupant plusieurs membres d’Inverses (Nicolas Bautès, Marie Morelle et Sébastien Jacquot) a pour objectif de discuter de l’organisation d’activités informelles et illégales (trafics de drogue, de voitures, mécanique et restauration « de rue », commerce ambulant).
Il s’intéresse aux manières dont les individus justifient leurs activités et tentent d’en maintenir l’exercice. Il étudie les pratiques et les discours des institutions et de leurs agents en charge de leur répression, de leur catégorisation, éventuellement de la normalisation de leurs activités, au fondement d’un ordre urbain. De manière plus large, il discute des reconfigurations urbaines dans des contextes économiques et politiques contemporains et réfléchit à l’approche comparée comme démarche dans un décloisonnement des études urbaines d’une aire culturelle à l’autre.

 

 

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